Selon l’une des classifications médicales internationnales (DSM-IV), il existe 4 différents type de troubles du comportement alimentaire :

  1. L’anorexie mentale
  2. La boulimie nerveuse
  3. L’hyperphagie
  4. EDNOS (troubles alimentaires non spécifiés)

Il existe une perméabilité entre les catégories des troubles du comportement alimentaire dans le temps.De plus, la réalité clinique est souvent différente, mais ces définitions permettent d’avoir des repères.

L’anorexie mentale

 – Soit du type restrictif : pendant l’épisode actuel d’anorexie mentale, le sujet n’a pas, de manière régulière, présenté de crises de boulimie ni recouru aux vomissements provoqués ou à la prise de purgatifs (c’est-à-dire laxatifs, diurétiques, lavements).
– Soit du type avec crises de boulimie/vomissements ou prise de purgatifs : pendant l’épisode actuel d’anorexie mentale, le sujet a de manière régulière, présenté des crises de boulimie et/ou recouru aux vomissements provoqués ou à la prise de purgatifs (c’est-à-dire laxatifs, diurétiques, lavements).

La boulimie nerveuse

  1. Absorption, en une période de temps limitée (par exemple moins de deux heures), d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberaient en une période de temps similaire et dans les mêmes circonstances.
  2. Sentiment d’une perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise (par exemple sentiment de ne pas pouvoir s’arrêter de manger ou de ne pas pouvoir contrôler ce que l’on mange ou la quantité que l’on mange).

Soit du type avec vomissements ou prise de purgatifs (« Purging type ») : pendant l’épisode actuel de boulimie, le sujet a eu régulièrement recours aux vomissements provoqués ou à l’emploi de laxatifs, diurétiques, lavements.
– Soit du type sans vomissements ni prise de purgatifs (« Nonpurging type ») : pendant l’épisode actuel de boulimie, le sujet a présenté d’autres comportements compensatoires inappropriés, tel que le jeûne ou l’exercice physique excessif, mais n’a pas eu régulièrement recours aux vomissements provoqués ou à l’emploi abusif de laxatifs, diurétiques, lavements.

Ainsi, ce n’est pas parce qu’une personne a des crises de boulimie que celle-ci est boulimique. Il peut aussi s’agir d’anorexie mentale avec crise de boulimie.

De même, les personnes qui souffrent d’anorexie ne sont pas de fait forcément squelettiques, et peuvent se nourrir normalement d’apparence, devant les autres de manière ponctuelle, car les conduites compensatoires permettent de contrôler le poids.

Pour aller plus loin, cliquez ici!

Aude Réhault

← Article précédent
Retour au blog
Article suivant →

← Article précédent Retour au blog Article suivant →