Anorexie Mentale

Le DSM IV définie l’anorexie mentale selon les critères suivants :

  • Refus de maintenir le poids corporel au niveau ou au-dessus d’un poids minimum normal

Pour l’âge et pour la taille. Par exemple un amaigrissement conduisant au maintien du poids à moins de 85% de celui attendu, ou une incapacité à grossir pendant la période de croissance conduisant à un poids inférieur à 85% de celui attendu.

  • Peur intense de prendre du poids

Ou de devenir gros, alors que le poids est inférieur à la normale.

  • Altération de la perception du poids, qui influence l’estime de soi, ou déni de la maigreur.

La perception de son propre corps est faussée et elle influence de manière excessive l’estime de soi influence excessive du poids, ou il y a un déni de la gravité de la maigreur actuelle.

  • Aménorrhée

Chez les femmes postpubères,c’est-à-dire une absence d’au moins trois cycles menstruels consécutifs. (Une femme est considérée comme aménorréhique si les règles ne surviennent qu’après administration d’hormones, par exemple oestrogènes).

  • 2 types d’anorexie mentale

 – Soit du type restrictif : pendant l’épisode actuel d’anorexie mentale, le sujet n’a pas, de manière régulière, présenté de crises de boulimie ni recouru aux vomissements provoqués ou à la prise de purgatifs (c’est-à-dire laxatifs, diurétiques, lavements).
Soit du type avec crises de boulimie/vomissements ou prise de purgatifs : pendant l’épisode actuel d’anorexie mentale, le sujet a de manière régulière, présenté des crises de boulimie et/ou recouru aux vomissements provoqués ou à la prise de purgatifs (c’est-à-dire laxatifs, diurétiques, lavements).

16 Responses to Anorexie Mentale

  1. Laura says:

    Bonjour,
    Je suis âgée de 20ans si aujourd’hui je vous écrit c’est que j’ai besoin d’aide et surtout de vos conseils.
    Donc voilà j’ai une petite sœur qui est âgée de 17 ans et qui depuis a peut près 1 ans souffre d’anorexie mentale. Aujourd’hui ma sœur a dû arrêter l’école à cause d’une phobie scolaire et malheureusement elle n’arrive pas à l’accepter car depuis longtemps elle rêvais de faire psychologue et donc nous avons décidé avec son accord de l’inscrire un CNED mais nous savons très bien que elle ne pourra pas poursuivre c’est études si elle ne ce guérit pas. Depuis un moment elle c’est trouvé une passion pour la cuisine et donc elle cuisine tous les jours et particulièrement des desserts même si elle refuse la plupart du temps de les goûters. Actuellement elle ne vois plus de psychologue car elle en n’avais marre et donc nous ne voulons pas la forcer ont préfére que cela viennent d’elle même mais elle va voir un magnétiseur environ une fois par mois et cela lui fait un peu de bien.
    J’aurais plusieurs questions à vous poser :
    -Depuis qu’elle est malade nous lui offrons tous ce qui peut lui faire plaisir (vêtements , chaussures, nourriture…) est-ce l’aider ?
    -Peut-elle s’en sortir sans thérapie ?
    -Est-ce que l’hospitalisation serai une nécessité ?
    -Elle passe la plupart de son temps sur des réseaux sociaux à regarder de la nourriture ou à s’abonner à des pages sur l’anorexie est ce bien ?
    -Depuis un moment elle a décidé de devenir Végan Est-ce bien de la laisser faire tant que elle est malade ?
    Je vous remercie d’avance

    • Aude REHAULT says:

      Bonjour,
      -Offrir à quelqu’un n’a jamais été un moyen de guérir quelqu’un. Il n’est pas question d’arrêter ou de continuer, le problème est ailleurs, c’est plus une question d’éducation que de soin.
      -Ce n’est pas la thérapie qui permet la guérison. C’est la synergie d’une trajectoire de soin pluridisciplinaire qui le permet. L’anorexie mentale touche la sphère alimentaire, psychologique et corporel. Il est donc nécessaire que votre soeur puisse bénéficier d’un suivi sur ces 3 plans.
      -L’hospitalisation n’est pas un passage obligé. Cela peut être une aide dans la trajectoire de soin selon l’expérience de la personne. Mais il est nécessaire d’avoir un suivi pluridisciplinaire comme je vous l’ai expliqué plus haut.
      -Passer beaucoup de temps à regarder des images, reportage ou autre sur la nourriture est simplement le témoin de ses pensées obsessionnelles. Il est important qu’elle puissent avoir conscience qu’en faisant cela, elle « alimente » quelque peu ses obsessions déjà présentes, mais c’est aussi parce qu’elle a ses obsessions (entre autre), qu’elle le fait ; donc il est difficile de la stopper dans ce processus. Regarder des pages sur l’anorexie peut être important car cela lui permet de mieux comprendre ce dont elle souffre. Rien de mieux que de partager sa souffrance. La personnes se sent moins seule et peut apprendre beaucoup sur elle-même en observant les autres. Si elle ne l’a pas déjà fait, montrer lui le site de La Note Bleue, il y a aussi une page Facebook et un compte Instagram!
      -Les questions alimentaires sont à poser à un spécialistes qui la suit. Ce serait la meilleure personne pour répondre à cette question. Si elle est Végan, il est en revanche INDISPENSABLE qu’elle sache comment se nourrir de manière équilibrée. Ce régime alimentaire peut engendrer des carences si la personnes ne remplace pas correctement ce qu’elle élimine de son alimentation. Elle peut tout à fait consulter un spécialiste pour l’accompagner dans cette démarche. Il est important aussi de s’assurer que ce changement alimentaire ne soit pas une autre manière de se restreindre, mais bien un choix qui n’est pas pousser par un symptômes de l’anorexie. A voir entre elle et ses thérapeutes!

      N’hésitez pas à nous recontacter si vous avez d’autres questions ou besoin d’orientation.

      Aude Réhault
      Psychologue Clinicienne-Psychothérapeute

  2. David says:

    Bonjour,
    Je suis un homme de 50 ans. Vers l’âge de 18 ans, j’étais en net surpoids. J’ai décidé de maigrir de la plus mauvaise manière qui soit : en me faisant vomir. A l’époque, internet n’existait pas, je ne lisais que des romans de SF et cette méthode ne m’avait été suggérée par personne, elle m’avait semblée naturelle. J’avais mis le doigt dans l’engrenage et je ne m’en suis jamais sorti.
    Les années passant, je faisais tout pour éviter les repas ou pour me cacher lorsque j’allais aux toilettes. J’ai ensuite commencer à compenser avec l’alcool – problème qui est réglé depuis – mais l’anorexie demeure. Je grignote chichement dans la journée parce que je ne veux plus vomir.
    J’ai tout perdu : ma femme, mon travail, mes amis, mes relations, mes biens, ma santé mentale d’une certaine manière et beaucoup de choses encore. Mais comme je le disais plus haut, l’anorexie demeure.
    A ce jour, je me contente de picorer, je ne supporte pas les odeurs de cuisine du voisin, je m’isole du reste du monde, je rumine mon passé d’avant cette idée absurde qui m’est venue la première fois vers 18 ans.
    Je suis une psychothérapie avec un médecin qui ne fait que m’écouter – je ne lui en veut pas.
    Peut-on se sortir de l’anorexie ? Y’a t-il une vie après ?
    Je me sens seul et après plus de 30 ans de lutte, je suis fatigué et il m’arrive parfois de me demander ce qui me retient encore dans ce monde.
    Merci de m’avoir lu.

    • Aude REHAULT says:

      Bonjour,

      OUI on en guérit. OUI il existe une vie arpès. Mais cela nécessite un suivi complet. L’anorexie comme vous le savez, touche la sphère alimentaire, psy, et corporelle. Il est donc important d’avoir une trajectoire de soin pluridisciplinaire, afin d’être accompagné par des spécialistes pour chaque domaine.
      Seule la psychothérapie ne fonctionne que très rarement, et c’est une psychothérapeute qui vous le dit…
      30 ans de lutte on dit en effet vous épuiser et vous faire perdre tout espoir ; la vie semble alors perdre de sons sens. Mais laissez vous aider par des spécialistes. Vous ne pouvez pas rester seul avec cela, surtout depuis aussi longtemps!
      Si vous souhaitez être guidé pour trouver des spécialistes, n’hésitez pas à nous recontacter.

      Aude Réhault

      • David says:

        Bonjour,
        Oui, je désire être aidé mais je ne sais pas comment m’y prendre…
        Je voudrais mettre un terme à ce calvaire.
        Amitiés,
        D.

        • Aude REHAULT says:

          Bonjour,
          Envoyez nous un mail avec vos coordonnées et le rappel de votre demande pour que l’on puisse vous appeler. Ce sera plus simple pour vous aider à définir une trajectoire de soin adéquate, adaptée à votre situation.

          Aude Réhault

  3. Célia says:

    Bonjour,

    J’ai 17 ans depuis peu, je fais 1m72 pour 53 (52kg dans les meilleurs jours), j’aimerai descendre à 48kg, je sais que c’est « pas bien » mais je ne peux pas accepter ce que je suis. Ma perception de moi-même change d’un jour sur l’autre, mes humeurs aussi. Il y a des moments où je me prive de manger, de prendre moins de 1200 calories, et d’autres où je me gave et ensuite j’essaie de me faire vomir, en vînt.
    Personne ne sait ce qui m’arrive, on me crie dessus parfois pour que je mange, pour que j’arrête de compter les calories ou de me peser huit fois par jours, mais personne ne veut voir la réalité en face. De plus, ma mère est boulimique et anorexique en plus d’être dépressive comme mon père, je me sens perdue et la dernière fois que je suis allée voir une psychologue, ma mère a pleuré se disant être une mauvaise mère, la psychologue voulait les rencontrer mais chez nous c’est déjà un désordre sans nom, je ne veux pas créer d’autres problèmes… (je vis avec mon beau-père qui nous traite comme des m*rdes (désolée du mot) beaucoup de conflits se créaient donc.)
    Je ne sais vraiment pas quoi faire, j’essaie de trouver de l’aide via mon blog mais je me rends compte que je m’enfonce de plus en plus. Je n’arrive plus à me regarder dans le miroir, ni à ressentir des émotions, je craque tout le temps, mens tout le temps, je suis exténuée de cette lutte solitaire.

    C’est bête, mais aidez-moi, dîtes-moi quoi faire, car sincèrement je suis perdue.

    Merci.

  4. Clara says:

    Bonjour,

    je n’écris pas pour moi, mais pour mon frère. Il a 20 ans et souffre depuis quelque mois. Je ne sais pas si son mal être peut s’identifier à une quelconque forme d’anorexie, mais d’après mes recherches il est possible que si.
    Il a d’abord arrêté de manger du sucre car il a vu que ça favorisait l’apparition d’acné, puis petit à petit il a étendu sa restriction à toutes les formes de glucides. Au jour d’aujourd’hui, il sélectionne avec soin ses aliments et s’oblige à faire une quantité déraisonnable de sport pour éliminer ce qu’il mange afin de ne pas grossir. Ses pensées lui bouffent la vie, il est complètement déconnecté et je vois bien qu’il arrive au bout de ce qu’il peut endurer. Il est suivi par un psychiatre ainsi qu’une nutritionniste mais les RDV ne sont, à mon sens, pas assez rapprochés. Il ne les voit que toutes les deux ou trois semaines.
    Depuis le mois de décembre il a perdu un peu plus de 9 kilos et malgré le fait qu’il essaie de se réalimenter correctement, il continue à perdre du poids, il panique littéralement dès qu’il fait un repas « normal » et n’arrive pas à se passer de faire du sport.

    Que puis-je faire pour lui venir en aide ?
    Merci de votre réponse.

    • Aude REHAULT says:

      Bonjour,

      Je vous propose de lui transmettre nos coordonnées. Il est important de s’assurer qu’il est un suivi fait par des spécialistes des troubles du comportement alimentaire afin d’au moins stabiliser la chute de poids, sinon il risque l’hospitalisation. Questionnez le sur son suivi…
      Et en tant que sœur, peut être intéressez vous à tout ce qui est autour, c’est – à dire comment va-t-il? comment se sent-il? D’après lui, que lui arrive-t-il? Quelle est cette souffrance qu’il a au fond de lui?…

      Aude Réhault

  5. t4isen says:

    Bonjour, j’ai 20 ans et je souffre depuis plusieurs années de l’annorexie mentale restrictive.
    Je viens seulement d’accepter l’idée et n’ai pas envie que ça s’apprenne, je veux regler ce probleme en toute discression, sans voir de professionnel.
    Pouvez vous m’aider ?

    PS : aujourd’hui à chaque fois que je me suis restreinte, je me suis forcée à manger à la suite (sans faim) pour essayer « de me soigner », d’où le fait que je viens d’avoir l’idée de combattre ma maladie sérieusement (qui me met réellement malade actuellement, avec IMC à 14 et quelques)

    • Aude REHAULT says:

      Bonjour,

      Malheureusement, il s’agit d’une maladie, donc c’est un suivi avec des professionnels, spécialisés dans les TCA dont vous avez besoin. En revanche, la discrétion n’est pas incompatible avec ce type de suivi… Nous pouvons vous proposer des suivis, des conseils, de l’information ou une orientation, mais ne pouvons vous soigner à distance.
      Il s’agit d’une maladie très complexe qui doit être appréhendée dans sa totalité, c’est-à-dire avec toutes les conséquences/causes du comportement alimentaire ; l’anorexie mentale n’est pas qu’un problème de comportement alimentaire pure. Il s’agit aussi de traiter l’aspect psychologique et corporel. Sachez que lorsque l’on souffre d’anorexie mentale, si vous ne guérissez pas, cela peut évoluer, entre autre, vers l’anorexie mentale avec crise de boulimies. Cet étape est souvent particulièrement douloureuse, honteuse… C’est pour cela que je vous conseille fortement un suivi, pour que vous ne soyez pas seule avec ça et afin de vous en sortir.
      N’hésitez pas à nous contacter par mail pour plus d’informations, pour que l’on puisse vous accompagner dans la démarche que vous souhaitez entamer.

      Bon courage,

      Aude Réhault

  6. Stéphanie says:

    Bonjour,
    J’ai 38 ans et suis anorexique depuis bientôt 3 ans. J’habite également Orléans et il faut reconnaître qu’il est très difficile de trouver de l’aide. Je pèse 36,9kg pour 1m56. Je ne m’en sors plus et ne sait plus vers qui me tourner… Je suis un pue au bout du rouleau…
    J’ai essayé les psychiatres mais la seule solution proposée est une hospitalisation avec coupure complète des contacts avec les proches (pas de visites, pas de téléphone…). Etant maman de 2 enfants cette solution ne me convient pas du tout, je sais qu’elle ne ferait que me bloquer encore plus. Pour la petite anecdote un des psys rencontrés m’a quand même prescrit du Prozac sachant que c’est un médicament qui fait maigrir… C’est pour dire…
    J’ai tenté l’hôpital et malheureusement le spécialiste m’a indiqué qu’à part m’hospitaliser, me faire un bilan de santé et m’alimenter de façon artificielle il n’avait pas grand chose d’autre à me proposer. J’ai rencontré également un nutritionniste mais malheureusement qui ne peut rien faire non plus pour moi. Ce qui parait logique puisque je sais pertinemment ce qu’il faut manger c’est la façon d’arriver à manger qui pose problème.
    Toute aide serait la bienvenue car je ne sais plus quoi faire et j’avoue que je suis dans une mauvaise « phase » de la maladie, mes TOC sont usants, la maladie fatiguante… pour moi et mes proches

    • Aude REHAULT says:

      Bonjour,

      Malheureusement vous êtes confrontée à une réalité médicale aberrante… Les professionnels de santé ne savent pas tous traiter cette maladie car elle nécessite une spécialisation. Et il manque cruellement de structures spécialisées.
      Je ne peux que vous conseiller de continuer à chercher des spécialistes des TCA (psychiatre ou psychologue et diététicienne ou nutritionniste. Vous pouvez aussi nous mettre en contact avec des professionnels de santé que vous rencontrez pour que l’on puisse les guider ou les informer.
      Sinon il vous reste la possibilité d’un suivi à distance avec le centre Sos Anor : cela nécessite quelques rendez-vous à Paris (une fois par mois) et le rete peut se faire par skype si votre état le permet. Vous pouvez les contacter par mail : centre@sosanor.org.
      Continuez à vous battre, cette maladie est complexe et nécessite un suivi, mais il est possible d’en guérir!!!

      Bien cordialement,

      Aude Réhault

  7. REY says:

    Bonjour, je m’appele Justine j’ai 19 ans. Mon problème c’est que je souffre d’annorexie mentale depuis maintenant deux ans et demi. Pourtant j’ai tout pour être heureuse mais mon corps je n’arrive pas à l’accepter. Je fais 1m71 pour 54 kilos. je mange très peu et je refuse tous aliments à fortes calories. Des lors des repas je suis en pannique et je stress.. Je suis obligée de regarder les calories sur les boites. Je n’ai pas pris un seul kilos en 2 ans de temps. Il ya des périodes ou je mange plus du tout et je maigris. J’aimerai trouver une solution, je n’ai pas encore tester les diététiciens.. Peut etre que ça m’aiderait.
    J’habite sur Orléans et c’est vrai que c’est une ville ou il n’y a pas d’aide pour ses maladies là. J’aimerai vraiment m’en sortir parce que ça me bouffe la vie.
    Cordialement Justine

    • Aude REHAULT says:

      Bonsoir,

      Ce que vous décrivez ici nécessite en effet une prise en charge. Et effectivement, je ne connais pas de structure à Orléans…
      La diététicienne ou le nutritionniste peut être intéressant pour vous, mais pas dans n’importe quelles conditions. Votre IMC n’annonce pas une mise en danger actuellement. Donc il faut que vous ayez des menus pour une stabilisation, et PAS POUR UNE PRISE DE POIDS que votre esprit n’accepterait pas. L’important est que vous puissiez réintégrer les aliments plaisir, et les 3 repas par jour sans prise de poids. Seul un spécialiste pourra vous aider dans cette démarche.
      Mais cela fonctionnera si toute fois vous traitez aussi le reste : l’aspect psy et l’aspect corporel…
      Auriez -vous la possibilité de trouver ses spécialistes dans votre ville? si oui il faut qu’il connaisse bien la maladie, sinon vous pouvez nous mettre en contact avec eux pour que l’on puisse les aider.
      Vos parents sont ils au courant? Avez vous du soutien de la part d’un proche?

      Aude Réhault

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