Hyperphagie

Le DSM IV définie l’hyperphagie selon les critères suivants :

Crises de boulimie

Une crise de boulimie c’est quoi?

Une absorption, en une période de temps limitée (par exemple moins de deux heures), d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberaient en une période de temps similaire et dans les mêmes circonstances.

Un sentiment d’une perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise (par exemple sentiment de ne pas pouvoir s’arrêter de manger ou de ne pas pouvoir contrôler ce que l’on mange ou la quantité que l’on mange).

Absence de contrôle pendant les crises

L’absence de contrôle répond à au moins 3 de ces critères :

La prise alimentaire est nettement plus rapide que la normale.

La personne mange jusqu’à l’apparition de sensations de distension abdominale inconfortable.

Une absorption de grandes quantités d’aliments sans sensation physique de faim.

Des prises alimentaires solitaires afin de cacher aux autres les quantités ingérées.

Des sensations de dégoût de soi, de dépression, ou de grande culpabilité après avoir mangé.

Souffrance psychique

Les boulimies engendrent une grande souffrance psychique.

2 fois par semaine pendant 6 mois

Le comportement boulimique survient en moyenne au moins 2 fois par semaine sur une période de 6 mois.

N’est pas associé à des comportements compensatoires

Les comportements compensatoires peuvent être des vomissements, une prise de laxatif, la pratique d’au moins un sport de manière intensive…

Ne survient pas pendant un épisode d’anorexie mentale ou d’une boulimie nerveuse

12 Responses to Hyperphagie

  1. Bonjour,

    Je me permets de vous contacter suite à un projet bien spécifique et qui me tient à coeur.
    J’ai moi même été « victime » et ai dû subir l’épreuve de l’hyperphagie de mes 8 à 24 ans. Maintenant guérie après de très longues années (grâce à l’hypnose en ce qui me concerne), j’ai finit par vivre ma propre vie et choisir un métier qui me tenait à coeur : Consultante en Image. J’ai aujourd’hui créer ma propre entreprise au sud de la Seine-Et-Marne. Je vous contact pour ce point. Je cherche à savoir s’il y aurait des organismes avec lesquels il serait possible de travailler pour venir en aide à ces personnes ? Ayant moi-même été à cette place, je suis capable de comprendre ce que vivent ces personnes. De même que je me souviens très bien aussi à quel point le regards des autres pouvaient être important – tout autant que pesant. Même si je ne peux aider à guérir véritablement l’intérieur, j’aimerai pouvoir intervenir à une étape de cette guérison pour les booster et continuer à rajouter de la couleur dans cette vie qui mérite pleinement d’être vécue.

    En espérant un retour de votre part.
    Amicalement,

    • Aude REHAULT says:

      Bonjour,
      Merci beaucoup pour votre témoignage et votre offre pour vous investir dans l’aide pour ces personnes. Je vous propose de nous envoyer un mail à la.note.bleue@hotmail.fr afin de nous raconter plus en détail ce que vous pourriez faire. Nous pourrions voir avec vous dans ce cas ce qu’il est possible de mettre en place ensemble ou avec d’autres personnes/associations.
      Bonne soirée,
      Aude Réhault

  2. Marion says:

    Bonjour,

    Je viens d’avoir 25 ans et depuis bientôt 1 an j’ai repris le sport à raison de plusieurs fois par semaine.
    Je me suis privée pendant quelques temps. car j’ai croyais que cela m’aiderai à mincir même si en réalité je n’en avais pas besoin. Mon corps a donc était frustré et depuis je n’ai plus totalement la sensation de saite quand je mange.
    Je ne comprenais pas pourquoi presque deux fois par la semaine je faisais des « crises » à manger jusqu’à avoir mal au ventre. Aujourd’hui j’ai compris que cetait de l’hyperphagie. Je suis peut être qu’au début de la maladie mais je pense avoir un problème et j’aimerai le régler car cela commence à me pourrir la vie. Ou puis-je m’adresser ? Est-ce que les soins coûtent chers ?

    Merci

    • Aude REHAULT says:

      Bonjour,
      Vous devez vous orienter vers des spécialistes des troubles alimentaires. L’idéal est d’avoir un suivi pluridisciplinaire, c’est-à-dire quelqu’un qui vous aidera au niveau alimentaire (diététicienne, nutritionniste), psychologique (psychologue ou psychiatre), et corporel (psychomotricien, kinésiologue, osthéologue, ou tout autre thérapeute spécialisé dans les troubles alimentaires qui touche le corps…).
      Il existe des structures spécialisées (hospitalisation ou en ambulatoire) dans le service publique, ce qui vous permet d’avoir une prise en charge par la sécurité sociale. Mais il en existe peu, et il y a peu de place. Mais je vous suggère de vous renseigner sur ce qui existe près de chez vous. Sinon vous avez aussi la possibilité de trouver des spécialistes dans le privé.
      N’hésitez pas à nous recontacter si vous avez besoin d’aide pour trouver des spécialistes près de chez vous.

      Aude Réhault

  3. Elynor says:

    Bonjour,
    J’ai 36 ans et je souffre de crises de boulimie non vomitives depuis de nombreuses années.
    A l’âge de 23 ans et durant 10 ans, j’étais en surpoids avec une évolution de 75kg à 98kg pour 1,58 m.
    A 33 ans j’étais complètement dépressive, avec l’aide d’un suivi psychiatrique qui a duré 2 ans et demi et débuté avec un traitement effexor, j’ai pu me reconstruire une vie et évoluer à mon sens très positivement.
    J’ai également réussi à maigrir et à retrouver un poids moyen de 57 kg en 2014 : je continuais de manger en cachette mais je compensais par une pratique intensive de la course à pieds.
    Depuis 6 mois je me sens impuissante car je perds le contrôle, je n’arrive plus à retrouver d’équilibre.
    La réalité est que mes crises hyperphages ont toujours persistées malgré ma perte de poids.
    Elles empirent depuis 6 mois je suis remontée à une moyenne très fragile de 61 kg :
    je mange sans cesse en cachette chez moi, sur mon lieu de travail et sans faim, des grosses quantités de nourriture majoritairement sucrées, je culpabilise fortement alors je me restreins le lendemain, puis je recommence inexorablement, finalement je regrossis, c’est une obsession angoissante, un combat quotidien, c’est un mal-être permanent.
    Je voudrais me sortir de cet engrenage de nourriture compensatrice qui engendre une réelle souffrance pour moi et dans ma vie de couple et dans mon travail.
    Je viens de consulter mon médecin généraliste qui m’a d’abord proposé du prozac que j’ai refusé car je tente de tomber enceinte depuis 6 mois, il m’a donc prescrit du xanax que je prends à raison de 0.25 mg deux fois par jour, je constate que cela espace très légèrement mes crises. J’ai également pris contact avec le CMME de l’hopital Sainte Anne à Paris mais je ne sais pas si je me suis dirigée au bon endroit pour trouver de l’aide : à leur demande préalablement à un premier rdv, j’ai envoyé la semaine dernière un courrier dans lequel j’ai exposé mon problème et le tout accompagné de la lettre de mon médecin généraliste. Ils m’ont annoncé un délai de réponse en février 2016.
    Selon vous pourrais je trouver là bas de l’aide ? Que pourriez vous me conseiller ?
    Je vous remercie d’avance de votre réponse.

    • Aude REHAULT says:

      Bonjour,

      Je pense que vous pourrez trouver de l’aide à la CMME de Sainte-Anne. Ils sont spécialisés dans les troubles alimentaires.
      Il vous faut une trajectoire de soin pluridisciplinaire, avec un suivi diététique, psy et corporel. C’est en effet sur ces 3 plans que les choses « dysfonctionnent ». Les spécialistes pour ce type de trajectoire de soin sont présents à la CMME.
      Et si au pire ça ne fonctionnait pas, vous pouvez prendre rdv avec nous au centre SOS Anor, où on pourra vous proposer ce type de trajectoire de soin.
      N’hésitez pas à nous recontacter si vous avez d’autres questions ou si vous avez besoin de conseils. Je vous renvois vers la boîte mail pour cela : la.note.bleue@hotmail.fr

      Aude Réhault

  4. laura says:

    bonjour,
    j’ai 35 ans et je souffre à cause de la nourriture depuis la fin de mon adolescence.
    Petite et ado, j’étais ronde, bonne vivante, pas très sportive… je n’avais jamais fait de régime.
    Et puis vers 18 ans j’ai fait un régime hyperprotéiné (suivi par un médecin) j’ai perdu une quinzaine de kilo. Depuis, ma vie n’a été qu’un enchainement de régime, plus ou moins sévère, et des périodes de perte de contrôle total sur la nourriture. Je n’ai aucune sensation ni de faim ni de satiété, je mange par ennuie et par solitude. Je ne mange pas vraiment d’ailleurs, cela ressemble plutôt à du gavage.
    Suite à des problèmes d’argent, j’ai fait une petite dépression qui n’a pas arrangé mon état. Et dans un moment de mieux, j’ai eu envie de faire « un truc bien » pour mon corps : j’ai arrêter de fumer.
    J’ai réussi, je suis non fumeuse depuis 8 mois maintenant et j’en suis très fière. Sauf que la prise de poids a été immédiate, environ 12kg en 1 mois, des douleurs très fortes dans les jambes… je ne supportais déjà pas beaucoup mon physique mais là j’ai atteint le sommet du dégoût. Et surtout, la cigarette était le dernier rempart entre moi et la nourriture maintenant je n’ai plus aucune limite. Je me sens vraiment isolée. Et même sur tous ces sites d’aides, j’ai encore l’impression d’être la « grosse de service ».
    Je suis très malheureuse. Je vis dans le futur hypothétique du « quand je serais mince » et je n’en peux plus. Vers qui puis-je me tourner pour avoir de l’aide ? (je mesure 1,63 pour 85/90kg j’ai arrêté de me peser depuis des mois et je vis dans le 12ème à paris

    • Aude REHAULT says:

      Bonsoir,

      Il vous faut un suivi pluridisciplinaire. Ce qui vous ronge est complexe, touche votre fonctionnement psychique, alimentaire et corporel. Si vous habitez à Paris, vous pouvez prendre rendez vous au centre SOS ANOR. Il s’agit d’un suivi pluridisciplinaire (psy, diététique, corporel) pour les troubles alimentaires. Le premier rendez-vous peut être pris avec le psy ou la diététicienne, comme vous préférez, et vous pourrez établir une trajectoire de soin adaptée à là où vous en êtes.
      Voici le site : http://www.sosanor.org/

      Aude Réhault

  5. Bonjour,
    Je souffre depuis mon enfance de troubles alimentaires. Adolescente, j’achetais des paquets de gâteaux que je mangeais en cachette avant de rentrer chez moi…
    J’ai toujours eu des soucis de poids.
    Depuis 2 ans je suis en congé parental.
    J’ai 3 enfants dont des jumeaux de 2 ans 1/2. Les crises sont revenues. Chaque jour je me dis que je résisterai. Que je suis plus forte. Mais je n’y parviens pas toujours et je me sens mal ensuite. J’en
    ai parlé à mon médecin Traitant qui m’a envoyée voir une nutritionniste. Le problème c’est que ça ne suffit pas en cas de crise…

    • Aude REHAULT says:

      Bonjour,

      Les troubles du comportement alimentaire sont complexes et touchent les sphères alimentaires, mais aussi psychologique et corporelle. Pour avoir un suivi complet, il est nécessaire d’être dans une trajectoire de soin qui traite des 3 aspects.
      Votre nutritionniste doit être spécialisé dans les TCA, et il est important de ne pas négliger le reste du suivi.
      Où habitez vous? Peut être pouvons nous vous orienter si vous avez besoin…

      Aude Réhault

  6. Bough says:

    Bonjour,

    J’ai 22 ans, je souffre de comportement alimentaire depuis ma dépression il y a 4 ans. J’ai subi suite à une séparation, des humiliations dans mon quartier qui m’a amené à une baisse de l’estime de soi; à une baisse de confiance en moi. J’ai pris en moyenne 70 kilos en 4 ans. J’ai longtemps refuser d’admettre que j’étais malade. Je n’ai pas pris les anti-dépresseurs que mon médecin m’avait prescrit, ni même les séances chez le psychologue ou endocrinologue. J’ai été hospitalisé plusieurs fois en urgence suite à des crises d’anxiété. L’année première de ma dépression, j’avais pris 20 kilos avant de me rendre compte qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas mais pour moi, je l’ai perdrai avec le temps. Ce n’était qu’une question de temps. Mais plus le temps passe, et plus le problème s’aggrave, je n’arrive pas à perdre et même si je perds quelques kilos, je rechute et reprends le double. Je souffre de ma dépression, de mon état, je n’arrive pas à me regarde dans le mirroir, mon apparence physique se dégrade, je ne vais plus en cours, j’évite de fréquenté les endroits très fréquentés surtout par des jeunes de mon âge. J’ai raté mes examens il y a 1 ans et demi, ce qui m’a démoralisé encore plus. Pendant un an, j’ai vécu dans le noir le plus complet, ma santé se détériore: limbagos, douleurs articulaires surtout aux genou, vertiges, maux de tête, insomnies et troubles du sommeil font mon quotidien. Dans ma culture, la dépression n’existe pas, elle n’a pas de sens, et dans ma famille qui ne comprends pas la situation, car à la base je suis une fonceuse, j’ai de bonnes notes, j’aime étudié, sortir, me maquiller, prendre soin de moi; et là depuis deux ans, j’ai même du mal à aller prendre ma douche. Quelque fois, il m’arrive de ne plus contrôler ma vessie, j’ai des fuites urinaires et ma chambre est sale, mon lit sent l’urine, j’ai même du mal à me coiffer. Ma douleur je la calme avec la nourriture, il faut que je mange beuacoup, je peux vider le frigo, manger des pates avec du nutella, mélanger du camenbert avec de la glace aux chocolat,les restes du frigo, de la mayonnaise, du beurre jusqu’à ce que mon estomac ne le supporte plus et là, je suis soulagé le temps d’avoir mal a ventre ou de ne plus pouvoir bouger. Avant je me faisais vomir tout le temps, car j’avais toujours peur de prendre davantage mais maintenant il arrive où, après m’être « goinfré », je m’étale par terre ou dans mon lit, le temps de digirer. Jene me fais vomir qu’en cas de crise, lorsque je repense au mal qu’on m’a fait, à l’humiliation; par exemple: quand je revois ceux qui m’ont fait du mal. Je ne vis plus, je ne dors plus. Cette année, ma mère qui est seule depuis deux ans car mon père est parti à l’étranger, en a marre que je dorme toute la journée, elle a décidé de me « priver de nourriture ». A mon reveil, il n’y a rien, pas de apin, pas de gateaux, qu’elle cache très bien, rien non puls dans e frigo, a aprt le nécessaire, pas de yahourt, pas de restes, pas de sauce … seulement lu jus, de l’eau, quelques fruits qui trainent, des oeufs … Donc je m’attaque à ce que je trouve comme par exemple le beurre qu’elle ne peut pas s’empêcher d’acheter pour pouvoir cuisiner, je peux manger la plaquette s’il y a pas de pain. quand je suis en manque de nourriture, je suis en crise, et j’ai encore plus mal, je pleure toute la journée, des fois même, je pourrais aller voler dans els hypermarchés pour manger. Elle ne coupe les vivres car elle n’en peut plus de « ma fénéantise », je sais qu’elle souffre de me voir comme ça mais elle ne fais encore plus de mal. J’ai envie de fuguer, des fois même de me suicider depuis quelques temps même si je ne passe pas à l’acte, j’y pense. J’ai l’impression d’être une moins que rien , d’avoir raté ma vie. Je cherche du boulot car j’ai des dettes et même un simpel travail de caissière, je n’arrive plus à trouver, je cummule les refus alors qu’avant je n’avais aucune difficultés. Je vis dans mon passé. Je me sens inutile et j’ai l’impression d’être un poids pour ceux qui m’aiment (ils ne sont pas nombreux dailleurs). Je souhaiterai me prendre en main, perdre du poids et faire ma vie car je vois les gens avancer et moi je suis en stand by, mais ce ne sont que des paroles en l’air. Je n’ai pas un sou, pas de mutuelle, seulement la sécurité sociale car j’ai deja travaillé. Je ne sais plus vers qui me tourné. En plus de ça, s’ajoute des troubles du sommeil, je n’arrive pas à m’enpecher de dormir, de faire des micro-siestes de 10 à 15minutes, ej ressens comme une grande fatigue et après 15 min de sieste, je suis en forme. Cela m’arrive une dizaine de fois dans la journée. Quand à la nuit, je suis insomniaque, impossible de dormir. Cela fait puls de 4 ans maintenant, que je n’ai pas fait une nuit complète, c’est-à-dire plus de deux heures d’affilé. Je souffre, je suis fatigué de cette situation et je ne sais pas vers qui me tourner.

    • Aude REHAULT says:

      Bonjour,

      D’après ce que vous décrivez, vos troubles alimentaires pourraient être secondaire à votre dépression voire le psychotraumatisme.
      Je vous conseille vivement d’aller consulter. Vous ne pouvez rester seule face à cette souffrance importante. Vous semblez avoir besoin d’une aide pour à la fois sortir de votre souffrance psychique qui semble engendrer votre trouble alimentaire, ainsi qu’une aide pour vos difficultés du quotidien et vos relations avec votre mère.
      Etant donné vos difficultés financières et ce que vous écrivez, je vous conseille d’aller dans une centre hospitalier, un service de psychiatrie. Vous pourrez y demander une prise en charge adéquat avec psychiatre, psychologue, assistante sociale… Mais vous ne pouvez en effet continuer à vivre dans des conditions pareilles ; et le sommeil est la première chose à récupérer. Si vous ne dormez pas, votre esprit ne récupère pas les forces nécessaires pour lutter contre ce qui vous fait souffrir. Le sommeil devient donc la priorité et un psychiatre pourra vous aider, au moins pour cela.

      Habitez-vous à Paris? Si oui, je vous conseille de contacter le Centre du Psychotrauma au 131 rue de Saussure 75017 au 01 43 80 44 40.

      N’hésitez à me recontacter par mail à la.note.bleue@hotmail.fr si vous souhaitez plus d’informations.

      Aude Réhault

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