Une piste pour améliorer la perception de notre corps

Comment voir notre corps tel que les autres le voient : rencontre autour du Scan 3D avec Digitage.

Par Blanche Augarde-Dollé, Elisa Bessellere et Myriam Cordelle

Blanche, Myriam et Elisa ont rencontré le studio Digitage pour proposer une nouvelle médiation aux patients du centre Sos anor dans le cadre de leurs séances en psychomotricité. Cette rencontre avait pour but la présentation de la photogramétrie : une technique de capture d’image et de reconstruction numérique du corps. Ce processus permet d’obtenir une image du corps avec des proportions réelles sous des angles inhabituels : l’occasion de se voir telle que l’on est vraiment.

 

Pourquoi utiliser la photogramétrie?

C’est l’occasion d’avoir une image réaliste de soi vu en 3D. Cela permet d’observer son corps de manière différente et de travailler l’image du corps.

Les images obtenues comportent plusieurs options :

  • S’observer sans la texture qui donne un effet “statue de terre” et permettre une nouvelle manière d’appréhender les volumes sans être parasitée par la couleur du corps ;
  • Observer une partie du corps, et se concentrer uniquement sur celle-ci ;
  • S’observer avec une vue “orthographique” : soit la manière classique de se voir, comme sur les photos ou dans un miroir ;
  • S’observer avec une vue en perspective : c’est-à-dire se voir avec la perception des volumes.

L’observation se fait sur l’ordinateur. Il est aussi possible d’imprimer une petite statuette de soi en impression 3D.

 

 

 

Comment se déroule la séance ?

Un rendez-vous est programmé avec le studio. Vous y allez accompagné d’un membre du centre Sos-Anor.

La prise de photo se fait seul avec un membre du studio et, si vous le souhaitez, l’accompagnateur du Centre SOS-Anor.

Elle est réalisée dans une cabine qui regroupe plusieurs dizaines d’appareils permettant une prise de mesure exacte et sous tous les angles.

Elle est très rapide. Il faut moins de 5 minutes pour le temps de pause, la prise de photo et le traitement des premières images. Un seul cliché suffit mais on peut le répéter si on le souhaite.

Le traitement informatique des images et éventuellement l’impression 3D prennent ensuite quelques jours.

Les images peuvent alors être utilisées en séances avec vos thérapeutes.

En conclusion

Lorsque l’image du corps est déformée par le trouble des conduites alimentaires, observer et manipuler son image sera l’occasion de se percevoir sous un angle différent.

La technologie 3D offre une image de soi plus réelle, qui n’est pas déformée comme par l’émotion quand on est face au miroir.

 

Si vous êtes intéressé(e) par cette médiation, merci de contacter les psychomotriciennes : b.augarde@yahoo.fr, ou elisabessellere@gmail.com ou la directrice, psychologue clinicienne myriam.cordelle@gmail.com

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